Natasha Sant'Anna Iwanicki

Natasha Sant'Anna Iwanicki
© Natasha Sant'Anna Iwanicki

Natasha Iwanicki est chercheuse postdoctorale au Département d'entomologie et d'acarologie de l'Université de São Paulo (USP), au Brésil, et chef de projet à l'Association brésilienne pour la recherche et l'innovation industrielle (BRAIIN), au sein d'une unité spécialisée dans les biointrants et les procédés biotechnologiques pour l'agriculture. Elle est titulaire d'un diplôme d'ingénieure agronome de l'Université de São Paulo et d'un master en entomologie de l'USP. Elle a obtenu un double doctorat en entomologie et biologie appliquée dans le cadre d'un programme conjoint entre l'Université de São Paulo et l'Université de Copenhague, au Danemark. Elle est également titulaire d'un MBA en gestion de projet.

Ses recherches portent sur les champignons insecticides et les bactéries non sporulantes, avec un intérêt particulier pour la fermentation liquide, les mécanismes d'action et le développement de bioproduits à usage agricole. Elle mène actuellement des recherches postdoctorales sur l'ingénierie anhydrobiotique appliquée aux micro-organismes insecticides et a effectué un stage postdoctoral en Allemagne en 2025.

 

Christian Huyghe

Christian Huyghe
© Christian Huyghe
Christian Huyghe est ingénieur agronome et directeur de recherche à l’Inrae, l’Institut national de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement. Reconnu comme l’une des figures majeures de la recherche agronomique française, il a consacré l’essentiel de sa carrière à l’étude des systèmes de culture et à leur adaptation aux grands défis agricoles contemporains, au premier rang desquels figurent le changement climatique, la transition agroécologique et la sécurité alimentaire.

Ses travaux portent principalement sur l’amélioration et la gestion des cultures, en particulier les grandes cultures et les légumineuses, avec une attention constante portée aux interactions entre pratiques agricoles, performances économiques et impacts environnementaux. Il a contribué de manière déterminante à renouveler les approches de la production végétale, en intégrant des dimensions systémiques et territoriales, et en favorisant des stratégies de diversification des assolements comme levier de durabilité.

Tout au long de son parcours, Christian Huyghe a joué un rôle central dans le rapprochement entre recherche scientifique, expertise collective et action publique. Il a piloté ou contribué à de nombreux travaux d’expertise et de prospective visant à éclairer les choix stratégiques en matière d’agriculture, d’alimentation et d’environnement, tant à l’échelle nationale qu’européenne. À ce titre, il est régulièrement sollicité pour apporter un éclairage scientifique sur les trajectoires possibles de transformation des systèmes agricoles.

Son engagement se distingue également par une forte implication dans l’animation scientifique et la structuration de collectifs de recherche interdisciplinaires. Convaincu que les enjeux agricoles ne peuvent être appréhendés qu’à l’interface des sciences du vivant, des sciences économiques et sociales et de l’innovation technique, il a œuvré pour renforcer le dialogue entre disciplines et entre acteurs de la recherche, du développement et des politiques publiques.

Auteur de nombreuses publications scientifiques et de synthèses de référence, Christian Huyghe est également reconnu pour ses qualités de pédagogue et de médiateur scientifique. Il s’attache à rendre accessibles des connaissances complexes et à nourrir le débat public par une approche rigoureuse, fondée sur les données et ouverte à la pluralité des points de vue.

 

Richard Bélanger

Richard Bélanger
© Richard Bélanger
Richard Bélanger est professeur et chercheur à l’Université Laval, où il est reconnu comme une figure de premier plan dans le domaine de la phytoprotection et des sciences végétales. Son parcours scientifique se caractérise par une articulation étroite entre recherche fondamentale, applications agronomiques et réflexion stratégique sur l’évolution des systèmes de protection des cultures. 

Ses travaux portent principalement sur les interactions entre plantes, agents pathogènes et environnement, avec un intérêt marqué pour le développement de stratégies innovantes et durables de protection des cultures. En explorant les mécanismes biologiques sous-jacents à la résistance des plantes et à l’action des agents de biocontrôle, il contribue à l’émergence d’alternatives crédibles aux approches conventionnelles, dans un contexte de réduction des intrants et de transition vers des systèmes agricoles plus durables. 

Tout au long de sa carrière, Richard Bélanger a joué un rôle structurant dans le développement et la reconnaissance de la phytoprotection comme discipline scientifique intégrée. Il a dirigé et animé de nombreux projets de recherche d’envergure, mobilisant des équipes pluridisciplinaires et des partenariats internationaux, et favorisant le dialogue entre recherche académique, innovation technologique et besoins des filières agricoles. 

Son engagement dépasse le cadre strict de la recherche. Il a occupé des fonctions de direction et de coordination scientifique qui témoignent de sa capacité à piloter des organisations complexes, à définir des orientations stratégiques et à promouvoir une vision à long terme de la recherche en agriculture et en environnement. À ce titre, il a contribué à renforcer la visibilité et l’influence de la recherche canadienne sur la scène internationale. 

Parallèlement, Richard Bélanger accorde une place centrale à la formation de la relève scientifique. Il a encadré de nombreux étudiants aux cycles supérieurs et postdoctorants, qu’il a accompagnés dans le développement d’une approche rigoureuse, critique et ouverte de la recherche. Son activité pédagogique s’inscrit dans une volonté de transmettre non seulement des connaissances, mais aussi une culture scientifique fondée sur l’éthique, l’interdisciplinarité et l’impact sociétal. 

Auteur de nombreuses publications scientifiques et régulièrement invité comme conférencier dans des événements internationaux, Richard Bélanger est reconnu pour la clarté de ses analyses et sa capacité à mettre en perspective les avancées scientifiques au regard des grands enjeux agricoles contemporains. 

 

Eric Liégeois

Eric Liégeois

© Eric Liégeois

Éric Liégeois travaille à la Commission européenne, à la Direction générale de la Santé et de la Sécurité alimentaire (DG Santé). Son activité s’inscrit dans le champ de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques européennes visant à garantir un haut niveau de protection de la santé humaine, animale et végétale, ainsi que la sécurité des systèmes alimentaires au sein de l’Union européenne. Fort de sa formation de bio-ingénieur, il a évolué au cours de sa carrière dans l’évaluation et la gestion des risques de nombreux intrants agricoles, passant des produits phytosanitaires aux OGM, en passant par les matières fertilisantes, mais également plus récemment dans les secteurs innovants de la biotechnologie appliquée à la protection des plantes par les produits de biocontrôle, ainsi que les techniques de précision et les outils digitaux d’aide à la décision des agriculteurs.

Au sein de la DG Santé, il contribue à la définition de cadres réglementaires fondés sur l’évaluation scientifique des risques et sur les principes de proportionnalité, de cohérence et de transparence. Son travail consiste notamment à assurer l’articulation entre expertise scientifique, exigences réglementaires et objectifs de politique publique, dans des domaines où les enjeux sanitaires, économiques et sociétaux sont étroitement imbriqués. 

Il intervient dans des processus décisionnels impliquant de multiples acteurs institutionnels, parmi lesquels les États membres, les agences européennes, la communauté scientifique et les parties prenantes concernées. Cette fonction requiert une connaissance approfondie des mécanismes de gouvernance européenne, ainsi qu’une capacité à coordonner des positions diverses dans un cadre réglementaire commun. 

L’action d’Éric Liégeois s’inscrit dans un contexte marqué par l’évolution rapide des connaissances scientifiques, l’émergence de nouveaux risques sanitaires et la nécessité d’adapter en continu les dispositifs réglementaires. À ce titre, il participe à l’anticipation des évolutions normatives et à l’accompagnement des transitions en cours dans les secteurs de la santé, de l’alimentation et de l’agriculture, en veillant à la cohérence des politiques européennes avec les objectifs de durabilité et de résilience. 

Fondamentalement impartiale, son approche repose sur une prise de décision fondée sur les données scientifiques disponibles, complétée par une analyse rigoureuse des impacts réglementaires et opérationnels. Elle vise à garantir à la fois un niveau élevé de protection sanitaire et un cadre stable et prévisible pour les acteurs concernés. 

 

David Weber 

David Weber
© David Weber

David Weber est co-fondateur et CEO d’IC Green, une société axée sur l’innovation spécialisée dans la robotique écologique appliquée à l’entretien des terrains de sport. Basée à Crolles, près de Grenoble, IC Green conçoit des robots de désherbage autonomes, zéro-phyto et hautement performants, répondant à la demande croissante des gestionnaires d’espaces verts et de terrains sportifs pour des solutions durables et efficaces. 

Issu de formations littéraire et commerciale mais doté d’une vaste expérience dans des industries technologiques variées — automobile, biotechnologie, logiciel et conseil — David Weber a développé une approche transversale du management et de l’innovation. De plus, il a travaillé à l’international – Europe, Asie, Amérique du Nord et Afrique – ce qui lui confère une vision globale des marchés et des enjeux technologiques. 

Chez IC Green, il pilote la stratégie globale, de la conception produit à la levée de fonds, en passant par le développement commercial et les relations investisseurs. Son leadership se caractérise par une grande ouverture d’esprit, une capacité à naviguer dans l’incertitude, et un fort engagement pour des solutions ayant un impact positif sur l’environnement. 

 

Sébastien Weykmans 

Sébastien Weykmans

© Sébastien Weykmans

Ingénieur agronome de formation, Sébastien Weykmans est une figure connue du Smart Farming wallon. Il exerce les fonctions d’administrateur délégué et de manager de l’ASBL WalDigiFarm, dont le but est de faciliter l’adoption des technologies numériques dans le secteur agricole auprès des agriculteurs, des acteurs agro-numériques et des institutions. 

Sous sa coordination, WalDigiFarm fédère plus d’une centaine de membres autour d’objectifs clairs : réduire les freins à l’intégration des technologies numériques en agriculture, renforcer l’interopérabilité des outils, et accompagner les exploitants dans leurs transitions numériques. Il s’attache à créer des ponts entre les mondes de l’agriculture traditionnelle et de l’innovation digitale, en mettant l’accent sur la coopération, l’appropriation des données et la formation des utilisateurs. 

Sébastien Weykmans est particulièrement engagé dans le développement de WALLeSmart, une plateforme collaborative wallonne – dont il est un des partenaires – née d’un collaboration entre Elevéo, l’UMONS, le CRA-W, Gembloux Agro-Bio Tech, l’ARSIA, le Comité du Lait et WalDigiFarm. Cette solution numérique interopérable vise à partager de manière sûre et consentie les données agricoles — issues à la fois des productions animales et végétales — pour simplifier la vie numérique des agriculteurs, réduire les doubles saisies et garantir un accès sécurisé et maîtrisé aux applications essentielles du quotidien. 

 

Viviane Planchon 

Viviane Planchon 

© Viviane Planchon 

Docteur en Sciences agronomiques et Ingénierie biologique de l’Université de Liège – Gembloux Agro-Bio Tech, Viviane Planchon s’est imposée comme une experte en gestion de données, et plus particulièrement des géodonnées dans les domaines de l’agriculture, de l’agrométéorologie et de l’analyse territoriale. Elle occupe actuellement les fonctions de Directrice scientifique de l’Unité Agriculture, Territoire et Intégrations technologiques et de Cheffe de Département a.i. du Département Productions agricoles au sein du Centre wallon de Recherches agronomiques (CRA-W), centre de recherche agronomique public au service de l’agriculture wallonne.

Viviane Planchon y pilote une équipe multidisciplinaire de chercheurs et d’informaticiens qui conçoivent et développent des outils d’observation et d’aide à la décision (OAD) pour optimiser les pratiques agricoles et pour conseiller les agriculteurs. Les travaux de recherche couvrent l’exploitation de données satellitaires et aéroportées, la modélisation agrométéorologique pour le développement d’avertissements contre les maladies et les ravageurs ainsi que l’analyse statistique avancée pour extraire des connaissances utiles à la production et à la prévision des risques agricoles et environnementaux.

Très impliquée dans l’essor du numérique au service de l’agriculture, elle contribue à des projets collaboratifs tels que WALLeSmart, une plateforme wallonne interopérable de centralisation de données agricoles, facilitant l’usage des technologies numériques pour les agriculteurs.

Ses interventions s’étendent également à la scène publique et scientifique. Elle est régulièrement invitée à présenter ses travaux lors de conférences, débats et podcasts sur l’agriculture connectée. 

 

Patrizia Zamberletti 

Patrizia Zamberletti 

© Patrizia Zamberletti 

Patrizia Zamberletti est Imaging Solutions Specialist chez Hiphen, où elle accompagne les acteurs de la recherche agronomique et de l’agriculture numérique dans la conception et le déploiement de solutions avancées d’imagerie et d’analyse de données pour la phénotypisation des cultures.

Au sein d’Hiphen, elle pilote des projets combinant données issues de drones, de satellites et de plateformes d’imagerie terrain afin de transformer des jeux de données complexes en indicateurs agronomiques exploitables pour la prise de décision, l’évaluation de performances variétales et l’optimisation des pratiques agricoles.

Docteure en sciences agronomiques, Patrizia s’appuie sur un parcours scientifique international en ingénierie de l’environnement, modélisation des systèmes agricoles et écologie des paysages, acquis en Italie, au Canada et en France (INRAE). Cette double expertise scientifique et opérationnelle lui permet de faire le lien entre innovation technologique, rigueur méthodologique et besoins concrets des utilisateurs finaux.

Elle contribue également à la valorisation des travaux d’Hiphen à travers la production de contenus techniques et scientifiques dédiés à l’imagerie agronomique et à la phénotypisation numérique.

 

Philippe Jacques

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© Philippe Jacques

Philippe Jacques est professeur à l’Université de Liège, plus particulièrement au sein de la faculté de Gembloux Agro-Bio Tech, où, parallèlement à ses activités d’enseignement, il développe des projets de recherche dans les domaines de la biotechnologie microbienne, de la biochimie appliquée et des bioprocédés. Dans ce registre, il dirige l’unité de recherche Terra (Teaching and Research Centre) depuis sa création. Son travail s’inscrit dans une approche intégrée de la microbiologie industrielle, associant recherche fondamentale et applications technologiques. 

Plus précisément, ses activités de recherche portent sur l’étude et la valorisation de micro-organismes et de métabolites d’origine microbienne, en particulier des lipopeptides et biosurfactants d’intérêt pour les secteurs phytosanitaire, agroalimentaire, environnemental et industriel. Il s’intéresse aux mécanismes de biosynthèse de ces composés, à l’optimisation de leurs procédés de production, ainsi qu’à leur purification et à leur caractérisation fonctionnelle. Une partie de ses travaux vise également à explorer des voies de production plus durables, notamment par l’utilisation de substrats alternatifs et de coproduits.

À Gembloux Agro-Bio Tech, Philippe Jacques enseigne dans plusieurs programmes de formation en bioingénierie. Il intervient ainsi dans des cours liés à la microbiologie, aux biotechnologies et aux procédés industriels. Il est également impliqué dans des formations en relation avec l’entreprenariat.

Il est un des deux co-fondateurs de la société Lipofabrik, spécialisée dans la production de lipopeptides à destination du marché phytosanitaire, qui appartient aujourd’hui au groupe Eléphant Vert.  

Tout naturellement, son activité scientifique l’entraîne à participer à de nombreux projets de recherche collaboratifs, menés en partenariat avec des universités, des centres de recherche et des acteurs industriels, tant au niveau national qu’international. Ces collaborations visent à transférer les résultats de la recherche vers des applications concrètes, tout en tenant compte des contraintes techniques, économiques et réglementaires. C’est dans cette optique que Philippe Jacques est un des deux chefs de file de l’Initiative d’Innovation stratégique (IIS) Digibiocontrol.

modifié le 12/05/2026

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